Les causes les plus fréquentes d'arrêts maladie – et ce que les employeurs peuvent faire

Qu'il s'agisse d'un rhume, de maux de dos ou de troubles psychologiques, les arrêts maladie peuvent avoir de nombreuses causes. Grâce à des mesures de prévention ciblées, les employeurs peuvent contribuer à réduire l'absentéisme et à améliorer la santé de leurs collaborateurs.

Article technique
Collaboratrice malade

Les arrêts maladie font partie du quotidien professionnel. Aucune entreprise ne peut empêcher ses collaborateurs de tomber malades et de s’absenter temporairement. Dans le même temps, les absences pour cause de maladie pèsent sur les équipes, compliquent la planification des effectifs et peuvent, à long terme, nuire à la productivité et à la qualité du travail.

Pour réduire les absences, il ne faut donc pas se contenter de réagir aux arrêts maladie individuels, mais examiner de plus près leurs causes les plus fréquentes. En effet, de nombreuses absences sont liées au stress, aux conditions de travail, à la culture de prévention et aux comportements en matière de santé au sein de l’entreprise.

Quelles sont les maladies qui entraînent le plus d'absences ?

Les statistiques actuelles sur l'absentéisme montrent quels groupes de maladies entraînent le plus souvent des arrêts de travail. Selon le rapport 2025 de l'AOK sur l'absentéisme, environ 19,8 % des absences en 2024 étaient dues à des troubles musculo-squelettiques. Les maladies respiratoires représentaient 15,1 %, les troubles psychiques 12,5 %. Venaient ensuite les blessures, avec 9,3 %.

Ces chiffres peuvent varier en fonction de la caisse d’assurance maladie et de la catégorie d’assurés. Le constat général reste toutefois similaire : les maux de dos, les infections, les troubles psychiques et les blessures comptent parmi les principales causes d’arrêt maladie.

1. Troubles musculo-squelettiques : dos, nuque et sédentarité

Les troubles musculo-squelettiques comptent parmi les causes les plus fréquentes d'absentéisme pour cause de maladie. Il s'agit souvent de maux de dos, de douleurs cervicales, de problèmes aux épaules ou de gênes dues à une sollicitation unilatérale. Au bureau notamment, la position assise prolongée, le manque d'activité physique et des postes de travail mal aménagés peuvent favoriser l'apparition de ces troubles.

Les employeurs peuvent agir en amont en mettant en place des postes de travail ergonomiques et en encourageant l’activité physique au quotidien. Cela passe notamment par des chaises et des écrans correctement réglés, des pauses régulières pour bouger, une alternance des tâches et des informations sur les gestes à adopter pour ménager son dos. Il est essentiel que l’ergonomie ne se limite pas à une simple proposition, mais qu’elle soit réellement mise en œuvre au quotidien.

2. Maladies respiratoires : quand les infections freinent les équipes

Les maladies respiratoires telles que les rhumes, les infections grippales ou les bronchites sont souvent à l’origine d’arrêts maladie, surtout en automne et en hiver. Elles constituent un véritable défi pour les entreprises, car elles peuvent se propager rapidement au sein d’une équipe. Une personne qui se rend au travail alors qu’elle est malade risque de contaminer ses collègues et d’entraîner ainsi d’autres absences.

La prévention commence par une culture de la santé claire : une personne malade doit pouvoir se soigner. À cela s’ajoutent des règles d’hygiène, une aération régulière, des modalités flexibles de télétravail en cas de symptômes légers et une organisation du travail capable de mieux amortir les absences de dernière minute.

3. Les maladies mentales : moins visibles, souvent de longue durée

Les maladies mentales comptent également parmi les principales causes d'absentéisme, et cette tendance est à la hausse. Certes, les maladies mentales ne sont pas toujours aussi fréquentes que les rhumes, mais elles entraînent souvent des absences plus longues (342 jours d'absence pour 100 employés de la DAK). Les maladies mentales ne sont pas un problème purement individuel. Le stress peut être exacerbé par les conditions de travail, notamment par une pression temporelle élevée et permanente, des responsabilités mal définies, des interruptions fréquentes, des conflits ou l'absence de moments de repos. La prévention passe donc par une bonne organisation du travail, une planification réaliste des tâches, une communication claire et une culture managériale permettant d’aborder ouvertement la question de la surcharge de travail.

4. Blessures et accidents : ils ne sont pas exclus, même au bureau

Les accidents du travail sont également à l'origine d'une part importante de l'absentéisme. Même si l'on pense souvent en premier lieu aux secteurs de la production, de l'artisanat ou de la logistique, des accidents peuvent également se produire au bureau : les risques de trébuchement, les câbles, les sols glissants, les passages mal éclairés ou les escaliers dangereux constituent des risques typiques.

Les employeurs doivent inspecter régulièrement les lieux de travail, éliminer les sources de danger et sensibiliser les collaborateurs à la sécurité des processus de travail. C’est justement dans les environnements de bureau supposés sans danger qu’il convient d’y regarder de plus près, car les petits risques du quotidien passent facilement inaperçus.

La prévention plutôt que la réaction : ce que les employeurs peuvent faire en principe

Il n’est jamais possible d’éviter totalement les arrêts maladie – et ce n’est d’ailleurs pas le but recherché. Une personne malade a besoin de se reposer. Les employeurs peuvent toutefois contribuer grandement à réduire les contraintes évitables et à promouvoir la santé de leurs collaborateurs.

La première étape consiste à analyser la situation : quels types d’absences sont particulièrement fréquents dans l’entreprise ? Observe-t-on des tendances marquées dans certains services, certaines activités ou certaines périodes ? Il ne s’agit pas ici de contrôler des salariés en particulier, mais d’identifier les risques structurels.

Sur cette base, les entreprises peuvent mettre en place des mesures ciblées : postes de travail ergonomiques, protocoles d’hygiène, planification réaliste du travail, management respectueux de la santé, formations régulières et offres de prévention facilement accessibles. La prévention est particulièrement efficace lorsqu’elle est intégrée de manière durable dans le quotidien professionnel, plutôt que de se limiter à une action ponctuelle.

Vers l'aperçu des ressources

Nous avons éveillé votre intérêt ?

Demandez à être rappelé dès maintenant - nous vous contacterons dans les plus brefs délais.
Bien entendu, vous pouvez aussi spécifier vos besoins avant de nous contacter !

Bien entendu, vous pouvez aussi nous appeler directement :
+49 211 598810-0